Association d'Attelage du Perche
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LES BONNES PRATIQUES DE L'ATTELAGE.

* les textes entre guillemets sont extraits de

l’art de conduire et d’atteler du général Favrot de Kerbrech

** ces conseils sont valables pour un attelage à un ou deux chevaux

La mise à la voiture

Un cheval ou poney qui va être mis à la voiture doit être entièrement équipé avec bride et guides reliés au mors.

Amener et mettre le cheval à la voiture peut s’avérer dangereux pour soi et les autres si on ne respecte pas les règles.

Personne n’a jamais retenu un cheval en licol.

Lorsque la randonnée est terminée et que l’on va dételer, la bride et les guides restent sur le cheval ou poney tant qu’il n’a pas quitté les brancards ou le timon pour les attelages en paire.

Il est impossible de tolérer le moindre manquement à ces principes.

C’est une question de sécurité pour éviter de graves accidents.

Le départ

Assis sur le siège, il faut ajuster ses guides et se mettre en relation par une demi tension avec la bouche du cheval en les tenant « moelleusement dans la main gauche », fouet dans la main droite.

Pour partir, votre poignet gauche ne doit pas bouger et surtout ne pas se porter en avant « Il suffit que les doigts soient desserrés pour que les chevaux ne trouvent dans la main aucune résistance. »

Les chevaux sont partis, il faut les maintenir en ligne droite pour cela «donner à chaque guide un degré de tension bien égal. » Ouvrir le carré en tenant les guides à deux mains sans déposer le fouet.

Vous voilà parti, il va falloir varier les allures, changer de direction et vous arrêter.

 

Les allures

Le meneur est en situation de retenir son cheval, le ralentir ou l’accélérer.

Pour cela, il suffit de serrer plus ou moins énergiquement ses doigts ou ses poignets sans jamais reculer les coudes

«Ce simple doigté ne suffisant pas, la retraite du corps et la tension des jarrets viennent en aide aux poignets. » d’où l’importance de la bonne position sur un siège de guide.

En cas de surprise, par exemple, un obstacle imprévu, le raccourcissement des guides sera nécessaire.

« Ces reprises des guides sont de la plus grande utilité avec des animaux jeunes ou difficiles. Mais avec des chevaux mis, un serré de main gradué doit suffire pour ralentir le mouvement. »

Pour accélérer l’allure, un desserrement des doigts permet aux chevaux d’étendre leur amplitude et d’augmenter la vitesse

 

Le changement de direction

Le comte de Montigny, chef écuyer commandant l’école des Haras (1854) préconise « Lorsque l’on veut obliquer à droite ou à gauche, il faut avant tout marquer un demi- arrêt par un serrer des doigts. »

  Ainsi les chevaux sont prévenus qu’une demande va suivre.

«Exercer une action plus forte sur la guide du côté où on veut obliquer, en mollissant le poignet opposé afin que le cheval de ce côté suive l’indication donnée à l’autre. »  

Dès l’amorce de la courbe, la guide qui avait été relâchée est à nouveau soutenue pour régler la trajectoire. Avec des chevaux bien mis ou sévèrement embouchés un lâcher progressif de la guide du dehors suffit et la traction sur la guide intérieure n’est pas augmentée.

 

L’arrêt

Arrêter un attelage dans le calme sans à coup est une manœuvre difficile.

La méthode : ajuster les guides dans la main gauche pour empêcher le déplacement du poignet, tenir le fouet prêt pour éviter le retrait du cheval et son appui sur la main.

Si l’on craint que la main ne suffise pas, « apporter le bas de la main droite sur les deux guides, au-dessous de la main gauche qui s’élève et se sert de l’autre comme une poulie de renvoi. »

Le cheval doit s’arrêter dans sa bricole ou son collier, sans secousse, prêt pour un nouveau départ.

Le reculer : une manœuvre indispensable

 

Il  faut de la méthode et de l’entraînement.

Au début, faites reculer le cheval ou poney avec son harnais mais sans la voiture.

Faites lui face et tenez le légèrement par ses guides au niveau du mors.

Faites lui mémoriser le mot arrière en l’aidant par de légères indications à droite et à gauche. Le cheval qui a sa vision arrière supprimée par les œillères vous fera confiance et assimilera le mot « arrière » au mouvement en arrière.

Une fois ce message compris, il faut l’appliquer avec la voiture.

On ne fait pas reculer un cheval en tirant sur les guides. Il doit reculer à la voix, aidé par un contact léger sur la bouche en alternant les indications guide droite, guide gauche et surtout pas de manière continue, ce qui risquerait de le bloquer.

Il faut également l’habituer à s’arrêter instantanément, sinon gare au fossé ou à l’arbre situé derrière la voiture !

L’intérêt d’obtenir l’arrêt immédiat s’impose encore plus avec une quatre roues car si votre cheval se met en travers et que vous ne l’arrêtez pas instantanément, la voiture se met en portefeuille. Stopper le mouvement est indispensable pour remettre l’ensemble en ligne avant de reprendre la manœuvre.

N’oubliez pas qu’un cheval ne recule pas sur la force des bras du meneur. Tout doit se passer dans le calme et sans élever la voix en rappelant toujours le même code « arrière ».

Un truc : faire cet exercice chaque fois que vous rentrez d’une sortie.

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